Les films d’anticipations vus des années après leur sortie provoquent souvent une bonne dose d’étonnement quand il y est question de technologie, et le film « Demolition Man » n’échappe pas à cette règle.

Donc, « Demolition Man » est un film américain de Marco Brambilla sorti en 1993, il raconte l’histoire du flic John Spartan (Sylvester Stallone) qui traque le criminel Simon Phoenix (Wesley Snipes) avec l’aide de sa coéquipière Lenina Huxley (Sandra Bullock).

L’histoire commence en 1996 dans un Los Angeles dévasté, la criminalité a explosé, tout est complètement cramé et la police tente difficilement d’y faire régner un peu d’ordre.

La suite est soumise à l’habituelle…



Pour faire court, John Spartan merde un peu lors d’une intervention, trente otages meurent et il est condamné à être cryogénisé pendant plusieurs décennies aux côtés de Simon Phoenix. Seulement voilà, ce dernier est réveillé en 2032 pour servir les vils desseins d’une personne puissante et machiavélique.

La société a évolué vers un pacifisme extrême, tout contact physique est interdit ainsi que les clopes, la viande, l’alcool, la vulgarité, le sel et les jouets non éducatifs. La police est appelée tous les trente-six du mois pour sauver un chat coincé dans un arbre, du coup quand l’impitoyable Simon Phoenix débarque personne ne peut l’arrêter. John Spartan est donc à son tour sorti de la glace pour s’occuper de ce merdier.

Voilà pour l’introduction.

Côté technologie c’est parfois très drôle, comme cet exemple de communication entre Lenina Huxley et un responsable de la cryoprison.

Cet écran portatif de visiophonie rappelle bien évidemment les premiers Tablet-PC sortis à la fin du vingtième siècle, ancêtres de nos tablettes tactiles actuelles, il est d’ailleurs amusant de constater que cette scène futuriste à l’époque serait tout à fait possible de nos jours. Tu noteras l’horrible et large bordure métallisée, ainsi que la poignée d’acier qui doit rendre tout l’appareil très lourd et pas vraiment pratique quand on veut le ranger dans une pochette.

Dans le futur, les oreillettes Bluetooth qui se font de plus en plus discrètes auront à priori repris du volume pour devenir d’énormes tiges métalliques.

Grosse déception du côté des écrans d’ordinateurs, tous sans exception ont des résolutions catastrophiques, avec des couleurs affreuses.

Non seulement l’écran est petit, mais en plus les concepteurs du logiciel l’ont bourré avec des détails inutiles, comme ce petit graphique rouge vert et bleu sur la gauche ou le code barre sur la droite.

Franchement, un code-barre affiché sur un écran? Qu’on m’explique l’utilité.

La vidéoconférence du futur n’est pas en reste, chaque participant est remplacé par une espèce de bloc métallique hideux, avec un écran au sommet. Ces blocs pivotent pour suivre le maitre de conférence lorsqu’il se déplace dans la pièce, un moyen comme un autre pour simuler une présence physique.

Que se passe-t-il si l’on veut inviter un participant supplémentaire? Faut-il appeler un technicien pour qu’il vienne fixer un nouveau pantin? Et pourquoi diable les hologrammes qu’on nous promet depuis plus d’un demi-siècle ne fonctionnent-ils toujours pas en 2032?

Les supports de données amovibles auront visiblement suivi une récession, il semblerait que les clés USB et la technologie du Cloud seront revenus en arrière vers ces bons vieux CD-ROM au format huit centimètres, avec deux épaisseurs pour seule amélioration (on ne le voit pas bien sur l’image malheureusement).

Au niveau des voitures c’est assez spécial, un écran est présent au centre du volant, très pratique pour détourner l’attention quand tu conduis. Trois compteurs sont affichés sur le haut de l’écran, leur utilité demeure un mystère. Tu constateras en outre que les aiguilles et les valeurs affichées ne changent pratiquement jamais tout le long du film.

Dans les voitures de flics se trouvent quatre écrans, sans doute parce qu’au vu des résolutions pourraves un seul ne suffit pas à afficher toutes les informations nécessaires.

Oui mais dans ce cas, pourquoi afficher quatre fois la même image?

La mode suit également une évolution surprenante, les protagonistes sont pratiquement tous vêtus de toges, et la robe de soirée de Lenina Huxley semble avoir été vomie par une huitre cocaïnomane.

Un gag récurrent est l’absence de papier hygiénique dans les chiottes, remplacé par trois coquillages dont l’utilité n’est connue que par les personnes du futur. John Spartan se fera d’ailleurs copieusement railler pour ne pas savoir comment s’en servir, « he doesn’t know how to use the three seashells! » .

Le spectateur n’en saura pas plus, même après la fin du film, restant ainsi dans le même état de frustration que John Spartan.

Cependant, lors d’une entrevue, Sylvester Stallone aurait toutefois expliqué leur fonctionnement à une personne ayant explicitement posé la question. Sa réponse est volontairement laissée en version originale, afin d’épargner aux francophones trop imaginatifs une image mentale qui leur causerait sans nul doute quelques cauchemars.

OK, this may be bordering on the grotesque, but the way it was explained to me by the writer is you hold two seashells like chopsticks, pull gently and scrape what’s left with the third. You asked for it… Be careful what you ask for, sorry.

Bref, au final tout se passe comme dans un film américain bien lourd, le héros fait tout péter et cours pour échapper à une grosse explosion, confirmant ainsi son surnom.

Boum.

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6 commentaires

  1. Huuu l’autre la, il démolit mon film de SF humoristique préféré ! :D

    D’accord, le coup des écran pourri, ça le fait pas trop, ni des cabines téléphoniques, mais bon, en 94, internet faisait son entrée, windows95 n’était pas encore sorti et les mobiles avaient encore la taille d’une cabine (que que quand on regarde quelqu’un téléphoner avec une tablet, on se demander ou est l’évolution).

    Paix et félicité :)
  2. « Paix et félicité » ? C’est vraiment comme ça qu’ils ont traduit « Be well » ? 8-O

    C’est vrai que je n’avais pas relevé le coup des cabines téléphoniques, sachant que de nos jours ils les démontent une par une avec l’essor des portables.

    Ceci dit les cabines de 2032 sont multifonctions, elles servent de confessionnal, pour lire les mails, etc.



    Le préfixe « compu », so has been. :mrgreen:
  3. Ouai, c’est comme cela qu’ils l’ont traduit. Tu me fais remarquer que je l’ai jamais vu en vo. Il faudra que je comble cette lacune :D

    Compu – chat :D :mrgreen:
  4. C’est marrant dans mes souvenirs ils disaient plutôt « soyez heureux » que « paix et félicité ». Est-ce que les doublages sont différents en Suisse et en France ? (ou bien vous avez regardé une version québécoise ?)
  5. Violette> il me semble qu’il y a les deux. Soyez heureux est pour dire au-revoir, et Paix et Félicité pour se saluer.

    Et non, on a pas de traduction différente en suisse. Généralement c’est la traduction française,mais il arrive qu’on aie la traduction québécoise.

    petite référence: http://www.kaakook.fr/citation-377
  6. @Violette
    En Suisse on regarde des version doublées par des français, sauf rares cas de certaines publicités allemandes ou suisse-allemandes qui sont alors doublés par des suisses-romands (ceux qui parlent français, dont je fais partie).

    @François
    Merci pour cette précision! (chinois)

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