Tags: obus
I shot the lapin
Les militaires protègent l’environnement aussi bien à l’armée que dans le civil!
Ne ris pas, la phrase est officielle, j'ai aussi cru à une blague.
Après le procès pour diffamation qui m'opposa à de nombreux officiers militaires, l'armée décida qu'il était préférable de me muter dans une base de haute-montagne afin de changer les plaques de résines servant de cibles pour les chars d'assauts. Située dans un lieu top secret du Valais, la vallée du Petit-Hongrin sert de base d'entrainement aux psychopathes armées et autres tankistes fanatiques. Ces derniers, planqués d'un côté de la vallée tirent sur les fameuses plaques de quatre mètres carrés situées de l'autre côté.
Au passage, chaque plaque coûte environ cinq-cent balles, un obus idem (information obtenue au péril de ma vie après éthylisation facile des responsables locaux), et ce petit manège ridicule dure toute la journée.
Un jour alors que je changeais une plaque explosée j'ai découvert un lièvre coincé dans le socle en béton de la cible, la pauvre bête était tétanisée par l'obus qu'elle venait de sentir passer. Munis de gants, j'ai capturé l'animal puis l'ai relaché plus loin pour ensuite hurler un "Enculés!" en direction des chars sur le versant d'en face, suivi d'une réprimande du responsable au nez rouge. Au passage, essaie de choper un lièvre épouvanté avec les mains, l'exercice en vaut la peine.
Bref, tu comprendras ainsi surement que le discours écologiste de l'armée (et en particulier l'extrait ci-dessous) me fait bien rire.

Pitoyable institution.
Pour tout problème ou contestation relative au contenu de ce site, veuillez utiliser le 
